Préservons la faune sauvage grâce à l’alimentation de nos chats

Alimentation, Conseil chat

Deux camps s’opposent et semblent irréconciliables. On ne parle pas de savoir si le Mont Saint Michel est en Bretagne ou en Normandie. Non. D’un côté, il y a ceux qui en ont marre que les chats du voisinage fassent leurs besoins dans leur parterre de rosiers. Pour appuyer leur ras-le-bol ils font valoir que les chats seraient également un désastre pour la faune sauvage. Les plus convaincus d’entre eux voudraient même organiser des battues pour tuer les chats ! De l’autre côté, il y a ceux qui aiment leur chat et donc le défendent. La plupart d’entre eux savent que leur félin a un impact sur l’environnement… Mais ils savent aussi que l’être humain a sa (grande) part de responsabilité dans le problème ! Ensuite, le débat tourne court avec le fameux argument-massue : « de toute façon, l’homme est un loup pour l’homme »… Bonne nouvelle ! Nous avons peut-être la solution pour mettre tout le monde d’accord (sauf concernant les crottes de chat dans les rosiers).

 

 

 

Combien de proies tue un chat ?

27… C’est le nombre de petits animaux que votre chat tue en moyenne chaque année. En fin de compte, 2 proies par mois, ça peut paraître faible… Mais rapporté aux millions de chats en France ça devient colossal ! L’autre donnée à avoir en tête, c’est qu’un chat nourri par ses possesseurs tue 10 fois moins de petits animaux. En effet, selon la LPO « un chat bien nourri peut capturer en moyenne 27 proies par an, contre 273 pour un chat errant » (1). La chasse et l’alimentation du chat sont donc liées.

L’alimentation de qualité pour réduire la chasse

Dans le journal Libération du 12 février 2021 nous pouvons lire : « Selon l’étude, en leur donnant à manger de la nourriture sans céréales, les chats rapportent près d’un tiers de moins de petits animaux morts à la maison. » (2) De quelle étude parle-t-on ? Il s’agit d’une étude réalisée sur 355 chats en Angleterre, pendant 3 mois (3). Les scientifiques ont étudié ce qui avait un impact sur le nombre de proies rapportées (clochette, jeux, alimentation…) Au sein du groupe de chats nourris avec des croquettes, “à la JOPY”, sans céréales et contenant de la viande fraîche, le nombre total de proies par chat est réduit de 36% (avec un coefficient de robustesse statistique p <0,001). Dans le détail, ce sont les oiseaux qui bénéficient le plus de cette baisse du nombre de proies rapportées par ce groupe de chats nourris sans céréales. En effet, le nombre d’oiseaux rapportés baisse de près de la moitié à -44% (p = 0.032), alors que celui des rongeurs baisse de 33% (p = 0.002).

Et l’être humain dans tout ça ?

Qu’on le veuille ou non, l’humain a donc une part prépondérante et de conclure que « Dans la gestion de la prédation des chats domestiques, le comportement du propriétaire est aussi important que celui du chat » (3). Une autre étude récente révèle que « bien souvent, les propriétaires de chats ne cautionnent pas le fait que leur chat chasse, mais ils se sentent incapables d’agir efficacement sans compromettre le bien-être de leur chat ». (4)

Agir pour réduire la chasse du chat

Nous l’avons vu, pour réduire l’impact de la chasse du chat sur la faune sauvage, il est important de le nourrir avec une alimentation de qualité contenant de la viande fraîche. D’autres actions complémentaires sont à mettre en place, comme la stérilisation : « en seulement 4 ans, un chat et une chatte peuvent avoir une descendance de 18 000 à 20 000 individus » (5) C’est pour cette raison que JOPY donne 1% de ses ventes à des associations qui recueillent les chats errants et qui les stérilisent pour freiner leur prolifération. L’étude publiée dans Current Biology montre que le jeu permet de réduire de 25 % (p = 0.016) le nombre de proies rapportées (3). Le jeu stimulerait son instinct de chasseur. Apprenez à fabriquer vous-même facilement les jeux pour votre félin, vous passerez de tendres moments avec lui ! Bien entendu, n’abandonnez pas votre chat pendant vos départs en vacances, confiez-le à des proches ou à une pension.

Ce que nous en pensons chez JOPY

Le Mont Saint Michel mériterait d’être en Bretagne ! Plus sérieusement, le chat a un impact indéniable sur son environnement. Le député des Bouches-du-Rhône Europe Ecologie Les Verts, Francois Michel Lambert, a d’ailleurs déposé un amendement pour classer les chats comme espèce nuisible. Le but étant de confier aux chasseurs des battues administratives de chats. Heureusement, le 8 octobre 2020, l’Assemblée Nationale l’a jugé irrecevable… Répit pour nos félins ! Il est nécessaire pour chacun de prendre conscience de son impact, en prenant sous sa responsabilité un chat. Bonne nouvelle ! C’est possible de minimiser cet impact, notamment sur la faune sauvage, grâce à une alimentation de qualité et plus généralement en soutenant les valeurs responsables, locales et solidaires de JOPY.

 

(1) Ligue de Protection des Oiseaux (2017) Prédation du chat domestique, internet
(2) Libération (12/02/2021), Empêchez votre chat de décimer la faune : arrêtez les croquettes végétariennes ! Aurore Savarit-Lebrère
(3) Martina Cecchetti, Sarah L. Crowley et Cecily E.D. Goodwin (2021) Provision of High Meat Content Food and Object Play Reduce Predation of Wild Animals by Domestic Cats Felis catus, Current Biology
(4) Sarah L. Crowley, Martina Cecchetti et Robbie A. McDonald (2019) Hunting behaviour in domestic cats: An exploratory study of risk and responsibility among cat owners, British Ecological Society
(5) Ouest France – Le mag du chat (2021) Combien de chatons peut avoir une chatte dans une portée ? internet