Abandon : tout pour abandonner cette “habitude”

par | Bien-être, Solidarité, Vacances

Un petit chiot qui rejoint la famille à Noël, un chaton pour un anniversaire, parfois même sans occasion particulière, juste pour faire plaisir, à la demande générale des enfants. Pourtant, une fois l’été arrivé, c’est dans certains cas un tout autre scénario qui se déroule…

 

Qui oserait ?

 

Il n’y a pas un scenario type dans l’histoire de l’abandon… Statistiquement ça peut être une voisine, un collègue, voire un oncle ou une amie…

Le sociologue Michel Fize, insiste sur le fait que l’on n’est “ni dans la raison – un être raisonnable ne fait pas cela -, ni dans l’émotion, ce qui est encore plus terrible. On n’est nulle part, donc c’est terrifiant. On est également d’autant plus désarmé que par définition, il n’y a pas de profil type de celui ou celle qui commet cet abandon”.

 

Pour quelles raisons ?

 

Face à cet acte, nous ne savons réagir autrement qu’avec de la stupeur et de la peine… Néanmoins, essayons de comprendre ce qui pourrait pousser quelqu’un à une telle limite et surtout quelles solutions existent pour ne pas en arriver là. Les raisons d’abandon pourraient être les suivantes : portée inattendue, changement de domicile, départ prolongé (vacances), facteurs économiques (licenciement), comportement problématique de l’animal et pour finir la plus dégoutante mais pourtant existante : la perte de l’intérêt pour l’animal !

Chaque année, environ 100 000 compagnons sont abandonnés au bord des routes. À titre de comparaison, c’est comme si toute la population (Humaine) de la ville de Nancy était abandonnée et ceci chaque année !

 

Les achats impulsifs entraînent les abandons

 

En 2020, la Société Protectrice des Animaux (SPA) n’a pas eu d’autre choix que de constater une hausse de l’abandon de 16% des nouveaux animaux de compagnie (NAC) par rapport à l’année précédente. Dans cette catégorie sont compris : les cochons d’Inde, les souris, les lapins, les chinchillas et les serpents. On peut y voir l’effet boomerang de l’achat impulsif de ces espèces, lors du premier confinement qui finissent abandonnées comme de banals objets…

 

Des solutions de garde existent !

 

De plus en plus de services sont mis en place pour éviter l’abandon et, un jour nous l’espérons, faire disparaître ce phénomène. Des infrastructures comme des pensions accueillent temporairement vos animaux. La mode des « hôtels » a aussi vu le jour il y a peu. Nous pouvons citer l’hôtel pour chat George Cat. « On arrive bien à inscrire nos enfants en colonies de vacances, alors pourquoi pas les animaux ? ». Ce qui est avantageux, c’est que votre fidèle compagnon sera en compagnie de ses semblables et pourra donc se faire des copains !

Des applications de petsitting rencontrent un franc succès telles que DogBuddy Animaute, Pawshake etc. sur lesquelles on peut désormais confier sa boule de poil à un particulier. Il est même possible de demander au petsitter de venir à son domicile si on ne veut pas bouleverser les habitudes de son animal. La dernière solution n’est autre que de réserver ses vacances dans un hôtel ou une location qui accepte l’intégralité de votre famille !

 

La loi est censée protéger nos petits protégés !

 

Pour tenter de dissuader d’abandonner son animal, une loi a été votée. L’abandon est punissable :

 Article 521-1

Modifié par Ordonnance n°2006-1224 du 5 octobre 2006 – art. 6 () JORF 6 octobre 2006

Le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices graves, ou de nature sexuelle, ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique, ou apprivoisé, ou tenu en captivité, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.